Dépannage · Entretien · PAC & climatisation

Dépannage et entretien de votre pompe à chaleur ou climatisation

Une installation déjà en place se préserve par un entretien régulier et se répare par un diagnostic rigoureux. Cette page traite exclusivement de la maintenance et du dépannage des PAC air/eau, air/air et des climatisations réversibles : cadre réglementaire, contenu réel d'une visite, pannes courantes et contrat d'entretien.

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Équipements sélectionnés

KWANTHIC installe des climatisations réversibles AUX France au fluide R32 (GWP = 675), garanties 10 ans machine & pièces (source : fiches techniques AUX), avec stock France et SAV en France. Mono-split pour une pièce unique, bureau ou extension ; multi-split Free-Match jusqu'à 5 unités intérieures sur un seul groupe extérieur pour un logement complet ou une copropriété. Chauffage efficace jusqu'à −30 °C en mode PAC air/air, pilotage WiFi et SCOP élevé ouvrant droit à la prime CEE BAR-TH-129.

Unité intérieure AUX blanche installée dans un séjour
Unités intérieures AUX — finitions blanche et noire
Unité intérieure AUX finition argent installée au mur
Unité intérieure AUX finition argent — vue trois quarts
Unité intérieure AUX finition onyx en façade murale
Famille profitant d'une climatisation réversible dans son salon

Sources : fiches techniques officielles AUX France (aux-france.fr). Aucune donnée commerciale ajoutée.

Fondamentaux

Pourquoi l'entretien conditionne la performance et la durée de vie de l'installation

Une pompe à chaleur ou une climatisation réversible est une machine thermodynamique : elle prélève de la chaleur dans l'air extérieur (ou la rejette, en mode rafraîchissement) grâce à un compresseur, un fluide frigorigène et des échangeurs. Chacun de ces organes se dégrade avec le temps et l'usage : encrassement des batteries par la poussière et le pollen, perte progressive de charge en fluide frigorigène en cas de micro-fuite, usure des connexions électriques soumises aux vibrations. Sans surveillance, cette dégradation est invisible pendant plusieurs saisons avant de se traduire par une panne franche.

Le rendement se perd avant que la panne n'apparaisse

Un échangeur encrassé de 20 % consomme sensiblement plus d'électricité pour produire la même quantité de chaleur ou de froid, sans qu'aucun voyant ne s'allume sur l'appareil. C'est la raison pour laquelle l'entretien périodique n'est pas seulement une obligation réglementaire : c'est le principal levier de maîtrise de la facture énergétique sur la durée de vie de l'installation, bien avant l'écart de performance entre deux modèles à l'achat.

La durée de vie se joue à la marge, pas au remplacement

Le compresseur est l'organe le plus coûteux et le plus sensible : un défaut de charge en fluide, un encrassement prolongé de l'échangeur ou un fonctionnement en dehors des plages prévues par le constructeur accélèrent son usure de manière disproportionnée. Un entretien régulier ne prolonge pas la vie de l'appareil de façon spectaculaire, mais il évite les défaillances prématurées qui, elles, sont spectaculaires et coûteuses.

Cadre légal

L'entretien périodique obligatoire des systèmes de 4 à 70 kW

Les systèmes thermodynamiques de production de chaleur et les systèmes de climatisation dont la puissance nominale est comprise entre 4 kW et 70 kW sont soumis à une obligation d'entretien périodique, réalisée tous les deux ans par un professionnel, en application du décret n° 2020-912 du 27 juillet 2020. La quasi-totalité des pompes à chaleur air/eau et air/air installées en habitation individuelle ou en petit tertiaire entre dans cette fourchette de puissance.

Ce que l'entretien périodique doit vérifier

Le texte impose au professionnel de contrôler l'efficacité énergétique et le bon état de fonctionnement de l'équipement, de nettoyer les éléments essentiels et de vérifier l'absence de dégradations pouvant conduire à une perte de performance ou à un dysfonctionnement. À l'issue de la visite, une attestation d'entretien est remise au propriétaire ou à l'occupant.

Une obligation qui pèse sur le propriétaire, pas sur l'installateur

L'obligation d'entretien incombe à l'exploitant de l'installation — propriétaire ou locataire selon les termes du bail — et non à l'entreprise qui a réalisé la pose. Un contrat de maintenance souscrit auprès d'un professionnel est la manière la plus simple de sécuriser le respect de cette périodicité biennale sans avoir à la suivre soi-même.

Source : décret n° 2020-912 du 27 juillet 2020 relatif à l'entretien des systèmes de chauffage, de climatisation et de production d'eau chaude sanitaire (Légifrance).

Grandes puissances

Au-delà de 70 kW : l'inspection périodique, un régime distinct de l'entretien

Les systèmes de climatisation et les pompes à chaleur dont la puissance nominale utile dépasse 70 kW relèvent d'un régime différent : l'inspection périodique, réalisée tous les cinq ans. Cette inspection porte sur le rendement de l'installation et sur son dimensionnement au regard des besoins de refroidissement ou de chauffage du bâtiment, et débouche sur un rapport écrit comportant des recommandations d'amélioration.

Il ne faut pas confondre les deux régimes : l'entretien périodique biennal concerne l'équipement lui-même et sa maintenance courante, tandis que l'inspection quinquennale porte sur la performance globale de l'installation dans son bâtiment. Un immeuble tertiaire équipé d'une grosse PAC peut donc être soumis simultanément aux deux obligations, sur des périmètres différents.

À CHIFFRER : seuil exact de puissance déclenchant l'inspection périodique et périmètre précis des installations concernées — à vérifier sur le texte consolidé en vigueur à la date de l'intervention
Réglementation F-Gas

Fluides frigorigènes, contrôle d'étanchéité et attestation de capacité

Contrôle d'étanchéité périodique

Les équipements contenant des gaz à effet de serre fluorés font l'objet d'un contrôle d'étanchéité dont la fréquence dépend de la charge de fluide exprimée en tonnes équivalent CO₂, renforcée en l'absence de système de détection de fuite fixe.

Attestation de capacité de l'entreprise

L'entreprise qui intervient sur le circuit frigorifique doit détenir une attestation de capacité, et les opérateurs qui manipulent physiquement le fluide doivent être individuellement certifiés.

Interdiction du dégazage

Le rejet direct de fluide frigorigène dans l'atmosphère est interdit. En fin de vie de l'équipement, le fluide restant doit être récupéré par un professionnel habilité avant toute dépose.

Source : règlement européen relatif aux gaz à effet de serre fluorés (dit « F-Gas »). À CHIFFRER : seuils exacts en tonnes équivalent CO₂ déclenchant chaque périodicité de contrôle — à vérifier sur le texte réglementaire en vigueur à la date de l'intervention

Sur le terrain

Ce que contient réellement une visite d'entretien, point par point

Contrôle du fluide frigorigène

Vérification de la pression et de la charge, recherche de traces de fuite, contrôle d'étanchéité formalisé lorsque la charge de l'équipement l'exige au titre du règlement F-Gas.

Nettoyage des échangeurs

Batterie de l'unité extérieure et filtres des unités intérieures dégagés de la poussière, du pollen et des dépôts qui réduisent l'échange thermique et font grimper la consommation.

Contrôle électrique

Serrage des connexions, mesure d'intensité au compresseur et aux ventilateurs, vérification des organes de sécurité et de la carte de régulation.

Évacuation des condensats

Test d'écoulement du siphon et de la pompe de relevage le cas échéant : une évacuation bouchée est la cause la plus fréquente de dégât des eaux sur unité intérieure.

Contrôle des performances

Relevé des températures d'entrée et de sortie, comparaison aux valeurs attendues du constructeur, détection d'une dérive de rendement avant qu'elle ne devienne une panne.

Vérification de l'unité extérieure

Dégagements autour de l'appareil, état du support ou des plots antivibratiles, absence d'obstruction du flux d'air, état du calorifuge sur les liaisons frigorifiques.

La liste des opérations réalisées et les résultats mesurés figurent sur l'attestation remise à l'issue de la visite, conformément au décret n° 2020-912.

Traçabilité

Le carnet d'entretien et l'attestation : leur valeur en cas de litige ou de sinistre

L'attestation remise après chaque visite n'est pas un simple justificatif de passage. Elle constitue la preuve que l'installation a été maintenue conformément à ses obligations, et elle prend une valeur concrète dans trois situations précises.

En cas de sinistre couvert par l'assurance habitation

Un assureur peut demander la preuve de l'entretien régulier avant d'indemniser un sinistre lié à l'installation — dégât des eaux par débordement de condensats, panne du compresseur en pleine période de chauffe. L'absence d'attestation peut fragiliser le dossier d'indemnisation.

En cas de litige avec l'installateur

Si une panne survient dans la période couverte par la garantie et que l'origine du défaut est discutée, un historique d'entretien complet démontre que l'appareil a été utilisé et maintenu dans des conditions normales, ce qui écarte l'hypothèse d'un défaut d'usage imputable à l'occupant.

Lors d'une revente ou d'une location

Le carnet d'entretien rassure l'acquéreur ou le nouveau locataire sur l'état réel de l'installation et sur le respect des obligations réglementaires par le précédent occupant. Conserver chaque attestation dans un même dossier, année après année, est le seul réflexe qui protège durablement.

Au quotidien

Gestes de maintenance à la charge de l'utilisateur, et ce qu'il ne faut jamais faire

Nettoyer les filtres régulièrement

Les filtres des unités intérieures se dépoussièrent à l'aide d'un aspirateur ou d'un rinçage à l'eau tiède selon le modèle, à une fréquence adaptée à l'usage — plus rapprochée en présence d'animaux ou de fumeurs.

Dégager l'unité extérieure

Végétation, neige accumulée, objets stockés à proximité immédiate réduisent le débit d'air et dégradent le rendement, voire déclenchent des sécurités.

Surveiller l'évacuation des condensats

Un écoulement anormal ou une flaque récurrente sous une unité intérieure signale un siphon ou un tuyau obstrué : à traiter rapidement pour éviter un dégât des eaux.

Ce qu'il ne faut jamais faire

Ouvrir le circuit de fluide frigorigène, démonter le carter du compresseur, intervenir sur le tableau électrique de l'unité extérieure, ou tenter de recharger l'appareil soi-même : ces opérations sont réservées à un professionnel certifié.
Diagnostic

Pannes courantes en PAC air/eau et pistes de diagnostic

La PAC tourne mais ne chauffe plus l'eau

Manque de charge en fluide frigorigène, défaut de la vanne 4 voies, encrassement de l'échangeur à plaques ou dérive de la sonde de température de départ.

Arrêts répétés en dégivrage l'hiver

Cycle de dégivrage mal régulé, capteur de température extérieure défaillant, ou unité extérieure installée dans une zone de recirculation d'air froid.

Pression basse ou haute affichée en défaut

Fuite de fluide frigorigène à rechercher et réparer avant toute recharge, filtre déshydrateur colmaté, ou pressostat lui-même défectueux.

Bruit anormal du compresseur ou du circulateur

Usure mécanique du compresseur, désamorçage du circulateur hydraulique, air emprisonné dans le circuit de chauffage nécessitant une purge.

Ces pistes orientent le diagnostic mais ne remplacent pas un contrôle sur site par un technicien habilité à intervenir sur le circuit frigorifique.

Diagnostic

Pannes courantes en climatisation air/air et pistes de diagnostic

L'unité intérieure souffle de l'air non traité

Manque de fluide frigorigène, compresseur en sécurité, ou communication défaillante entre unité intérieure et unité extérieure.

Fuite d'eau sous l'unité intérieure

Siphon ou tuyau d'évacuation des condensats obstrué, filtre encrassé provoquant un givrage puis une fonte massive, mauvaise pente de la ligne d'évacuation.

Le split affiche un code défaut clignotant

Le nombre de clignotements de la diode correspond à un code constructeur : il oriente le diagnostic mais ne remplace pas le contrôle sur site par un technicien habilité.

Odeur suspecte au démarrage

Encrassement biologique de la batterie et du bac à condensats en l'absence d'entretien, nécessitant un nettoyage complet et parfois une désinfection.

Pour approfondir le choix et l'installation d'un système air/air, voir le guide climatisation réversible, ou ses déclinaisons pour les immeubles d'habitation et les autres bâtiments.

Lecture technique

Codes défaut, carte de régulation : comprendre la démarche de diagnostic

La plupart des unités intérieures et extérieures modernes affichent un code défaut ou une séquence de clignotements de la diode de fonctionnement lorsqu'une sécurité se déclenche. Ce code oriente le diagnostic — défaut de communication, anomalie de pression, dysfonctionnement d'un capteur de température — mais il ne dispense jamais d'un contrôle physique sur site : un même code peut recouvrir plusieurs causes distinctes selon le modèle et le constructeur.

La carte de régulation, cœur du diagnostic

La carte électronique de régulation pilote le compresseur, les ventilateurs et les vannes à partir des mesures des différentes sondes. Un technicien la consulte à l'aide d'une interface de service ou d'un afficheur dédié pour lire l'historique des défauts, les valeurs mesurées en temps réel et les paramètres de configuration. C'est cette lecture, et non le simple relevé du code affiché en façade, qui permet d'isoler la cause réelle de la panne.

Pourquoi le diagnostic à distance a des limites

Un premier échange téléphonique permet d'écarter certaines causes évidentes (filtre encrassé, disjoncteur coupé, télécommande à plat) et de préparer l'intervention avec la pièce probablement nécessaire. Il ne remplace pas la mesure de pression, de température et d'intensité effectuée sur place, seule base fiable d'un diagnostic engageant une réparation.

Intervention

Le déroulé d'une intervention de dépannage KWANTHIC

Étape 1 — Prise de contact

Description du symptôme, du modèle et de l'ancienneté de l'installation, premières vérifications à distance pour orienter l'intervention.

Étape 2 — Planification

Créneau confirmé selon la disponibilité et l'urgence du dysfonctionnement (arrêt total en hiver traité en priorité).

Étape 3 — Diagnostic sur site

Contrôle des pressions, des températures, de l'intensité électrique et lecture de la carte de régulation pour isoler la panne réelle.

Étape 4 — Devis avant réparation

Chiffrage transparent de la pièce et de la main-d'œuvre avant toute intervention engageante, hors dépannage d'urgence à traiter immédiatement.

Étape 5 — Réparation et remise en service

Intervention réalisée, contrôle des paramètres de fonctionnement après remise en marche, recharge de fluide et contrôle d'étanchéité si le circuit a été ouvert.

Étape 6 — Compte rendu

Remise d'un rapport d'intervention détaillant la panne constatée, la réparation effectuée et, le cas échéant, les recommandations pour éviter une récidive.

Les délais d'intervention varient selon la disponibilité des pièces détachées et la zone géographique. À CHIFFRER : délai moyen garanti par zone — à confirmer sur devis

Formule

Le contrat d'entretien : contenu, périodicité et articulation avec la garantie

Un contrat d'entretien programme une ou plusieurs visites par an à date fixe, avec remise d'une attestation à chaque passage, ce qui sécurise mécaniquement le respect de la périodicité biennale imposée par le décret n° 2020-912. Il précise le nombre de visites incluses, les opérations réalisées à chaque passage et les conditions de prise en charge d'un dépannage : certains contrats incluent une priorité d'intervention ou une franchise sur la main-d'œuvre, d'autres facturent le dépannage séparément.

Ce qui est généralement inclus

Le nettoyage des filtres et des échangeurs accessibles, le contrôle des pressions et des températures, la vérification des organes de sécurité et la remise de l'attestation réglementaire relèvent de l'entretien standard. Le contrôle d'étanchéité formalisé, lorsqu'il est requis par la charge de fluide de l'équipement, y est associé.

Ce qui n'est généralement pas inclus

Le remplacement de pièces défaillantes (compresseur, carte électronique, ventilateur), la recharge complète de fluide frigorigène en cas de fuite avérée, et les interventions consécutives à un mauvais usage (choc, obstruction prolongée, défaut d'alimentation électrique) relèvent en général d'un devis complémentaire, hors forfait d'entretien.

Articulation avec la garantie constructeur

La garantie constructeur couvre un défaut de fabrication du matériel pendant sa durée d'application ; elle ne couvre pas l'entretien courant, qui reste à la charge de l'exploitant. Certains constructeurs conditionnent le maintien de leur garantie à la preuve d'un entretien régulier réalisé par un professionnel : c'est un motif supplémentaire de conserver systématiquement les attestations.

À CHIFFRER : grille tarifaire et contenu exact des contrats d'entretien proposés — à établir sur devis selon le modèle et la puissance de l'installation

Sécurité juridique

Garanties légales, garantie 10 ans AUX et responsabilité décennale

Garantie légale de conformité

Elle s'applique à l'équipement vendu et couvre les défauts de conformité existant au moment de la livraison, dans les conditions prévues par le code de la consommation.

Garantie 10 ans AUX

Les pompes à chaleur et climatisations AUX installées par KWANTHIC sont couvertes 10 ans machine et pièces, selon les conditions publiées sur les fiches techniques du constructeur. Cette garantie porte sur le matériel, jamais sur la conduite d'exploitation de l'installation.

Responsabilité décennale

Elle engage le professionnel qui a réalisé l'installation en cas de désordre affectant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination pendant dix ans, indépendamment de la garantie du fabricant sur le matériel lui-même.

Sources : code de la consommation (garantie légale de conformité), fiches techniques constructeur AUX France, code civil (responsabilité décennale du constructeur).

Calendrier

Entretien saisonnier : préparer l'installation avant l'hiver et avant l'été

Avant l'hiver

Dégager l'unité extérieure de toute végétation et prévoir l'espace nécessaire à l'évacuation du dégivrage, vérifier l'absence de gel sur les évacuations de condensats, et planifier la visite d'entretien avant le pic de sollicitation hivernale.

Avant l'été

Nettoyer les filtres des unités intérieures, contrôler l'écoulement des condensats et faire vérifier la charge de fluide frigorigène avant la montée en charge du mode rafraîchissement, période où une fuite non détectée devient la plus pénalisante.
Sécurité

Signaux d'alerte imposant l'arrêt immédiat de l'installation

Odeur de brûlé ou fumée

Couper immédiatement l'alimentation électrique de l'appareil au disjoncteur dédié et faire intervenir un professionnel avant toute remise en marche.

Bruit métallique inhabituel du compresseur

Un cognement ou un grincement nouveau signale souvent une défaillance mécanique en cours : poursuivre le fonctionnement aggrave généralement les dégâts et le coût de la réparation.

Fuite d'eau abondante

Arrêter l'appareil et protéger le sol et le mobilier environnant en attendant l'intervention, pour limiter les dégâts des eaux consécutifs.

Givre persistant sur l'unité extérieure

En dehors d'un cycle de dégivrage normal, un givrage qui ne se résorbe pas signale une anomalie de charge en fluide ou de régulation nécessitant un diagnostic rapide.

En cas de doute sur la sécurité de l'installation, l'arrêt immédiat et l'appel à un professionnel priment toujours sur la poursuite du fonctionnement.

Économie de la maintenance

Ce que coûte réellement une installation mal entretenue, année après année

La maintenance est presque toujours analysée comme une dépense, jamais comme un placement. C'est une erreur de lecture comptable, parce que la dégradation d'une machine thermodynamique ne se manifeste pas par une panne franche mais par une dérive lente que personne ne mesure. Un échangeur encrassé, un filtre saturé, une charge en fluide légèrement inférieure à la valeur nominale : chacun de ces défauts pris isolément passe inaperçu à l'usage, puisque l'appareil continue de produire du chaud ou du froid. Il le produit simplement en consommant davantage, et cette consommation supplémentaire se paie chaque mois, sur toute la durée de vie de l'installation.

Le mécanisme physique est simple. Une pompe à chaleur transfère de la chaleur entre deux sources ; son rendement dépend directement de l'écart de température qu'elle doit franchir. Tout ce qui dégrade l'échange thermique — poussière sur les ailettes, feuillage devant l'unité extérieure, filtre colmaté, boue dans le circuit hydraulique — augmente artificiellement cet écart. La machine compense en faisant tourner le compresseur plus longtemps et plus haut en fréquence. Le confort reste apparemment identique, mais la facture monte et la durée de vie du composant le plus coûteux de l'installation se réduit.

La sous-charge en fluide frigorigène mérite une attention particulière, parce qu'elle est à la fois la plus fréquente et la plus silencieuse. Une installation qui perd progressivement du fluide ne s'arrête pas : elle chauffe un peu moins vite, elle rafraîchit un peu moins bien, et l'occupant compense en baissant la consigne d'été ou en la remontant l'hiver, ce qui aggrave encore la consommation. Le contrôle d'étanchéité prend ici tout son sens : il ne relève pas seulement d'une obligation environnementale, il protège la performance économique du matériel et évite la casse du compresseur par défaut de lubrification, l'huile circulant avec le fluide.

Le second poste sous-estimé est la régulation. Une installation dont la loi d'eau n'a jamais été réglée après la mise en service travaille à une température de départ trop élevée toute l'année. Sur une pompe à chaleur air/eau, chaque degré de départ superflu se traduit par une perte de rendement mesurable ; sur une climatisation réversible, une consigne d'été trop basse produit exactement le même effet en sens inverse. Ces réglages ne demandent aucune pièce détachée, aucun matériel nouveau : ils relèvent du temps d'un technicien devant la régulation, et ils constituent souvent le gisement d'économies le plus immédiat d'une visite d'entretien bien conduite.

Vient enfin la question de la valeur résiduelle. Une installation suivie, dont le carnet d'entretien est complet et les attestations disponibles, se revend avec le bien, se transmet à un nouvel occupant et reste couverte par la garantie constructeur. Une installation sans historique perd le bénéfice de la garantie contractuelle au premier litige, complique l'indemnisation en cas de sinistre et devient, lors d'une vente, un point de négociation à la baisse. L'entretien périodique ne protège donc pas seulement la machine : il protège le dossier qui l'accompagne, et c'est ce dossier qui fait foi le jour où quelque chose se passe mal.

La conclusion pratique tient en une phrase. Le coût d'une visite périodique se compare non pas à zéro, mais à la somme de la surconsommation annuelle invisible, du risque de casse du compresseur, de la perte de garantie et de la décote du bien. Dans cette comparaison, la maintenance n'est jamais la ligne la plus chère du budget.

Les mécanismes de dégradation décrits ici sont d'ordre physique et documentés par les guides d'exploitation ADEME ; aucun pourcentage de surconsommation chiffré n'est avancé, la valeur dépendant entièrement de l'installation, de son âge et de son usage réel.

Questions fréquentes

Les questions posées avant un entretien ou un dépannage

Oui pour les systèmes thermodynamiques et de climatisation dont la puissance nominale est comprise entre 4 kW et 70 kW : ils sont soumis à un entretien périodique réalisé tous les deux ans par un professionnel, en application du décret n° 2020-912. Au-delà de 70 kW, c'est un régime d'inspection périodique quinquennale qui s'applique, distinct de l'entretien courant.

Non, la pompe à chaleur air/air n'entre pas dans le champ de MaPrimeRénov'. Le sujet ne se pose de toute façon pas ici : cette page traite exclusivement de l'entretien et du dépannage d'installations déjà en place.

Seule une entreprise détenant une attestation de capacité et employant des opérateurs certifiés est habilitée à manipuler les fluides frigorigènes : ouverture du circuit, recharge, récupération en fin de vie. Le dégazage direct dans l'atmosphère est interdit.

Le nettoyage régulier des filtres des unités intérieures, le dégagement de l'unité extérieure (végétation, neige, objets stockés), la surveillance de l'écoulement des condensats et l'arrêt de l'appareil au moindre bruit, odeur ou fuite anormale. Toute intervention sur le circuit frigorifique ou électrique reste réservée à un professionnel habilité.

Le délai dépend de la disponibilité de la pièce défectueuse et de la zone géographique. Un premier diagnostic téléphonique permet souvent d'orienter la demande avant même le déplacement du technicien.

Oui. Un contrat d'entretien programme des visites périodiques préventives à date fixe, avec attestation remise à chaque passage. Une intervention ponctuelle sur appel traite un incident déjà survenu, sans effet sur la prévention des pannes futures.

Non. Ces dispositifs financent l'installation d'un équipement neuf répondant à des critères de performance précis, pas sa maintenance ni sa réparation. Aucune aide énergie ne couvre une visite d'entretien, un contrat de maintenance ou une intervention de dépannage, quel que soit le générateur concerné.

Au-delà du risque de panne et de perte de performance, l'absence d'entretien peut être opposée par l'assureur en cas de sinistre lié à l'installation, et elle affaiblit la position du propriétaire en cas de litige avec l'installateur ou lors d'une revente. L'attestation d'entretien est la pièce qui protège dans ces trois situations.

La fréquence dépend de la charge de fluide de l'équipement exprimée en tonnes équivalent CO₂, conformément au règlement européen dit F-Gas ; elle est renforcée en l'absence de système de détection de fuite fixe.

Ouvrir le circuit de fluide frigorigène, démonter le carter du compresseur, intervenir sur le tableau électrique de l'unité extérieure, ou tenter de recharger l'appareil en fluide. Ces opérations exigent une habilitation et un équipement de récupération dédié.

La garantie constructeur AUX de 10 ans couvre le matériel — machine et pièces — selon les conditions publiées sur les fiches techniques du fabricant. Elle ne couvre pas la conduite d'exploitation de l'installation : entretien, réglage, usure liée à un défaut d'entretien relèvent du contrat de maintenance, pas de la garantie produit.

Oui. Avant l'hiver, l'unité extérieure doit être dégagée de tout obstacle susceptible de gêner le dégivrage. Avant l'été, le nettoyage des filtres et le contrôle de l'évacuation des condensats évitent les arrêts en pleine période de forte sollicitation.

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