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Pompe à chaleur air/eau : guide complet 2026

Tout ce qui détermine la réussite d'un remplacement de chaudière par une pompe à chaleur air/eau : principe de fonctionnement, rendement réel, compatibilité des émetteurs, dimensionnement, prix, dispositifs d'aides 2026 et zonage climatique. Cette page est la référence nationale du silo ; les pages régionales et communales en déclinent les conséquences locales.

Estimer mes aidesSimulateur gratuit et sans engagement : estimation de MaPrimeRénov', des CEE et du reste à charge.Mise à jour :
Équipements sélectionnés

Deux pompes à chaleur AUX — garanties 10 ans

KWANTHIC installe des équipements AUX, garantis 10 ans machine & pièces (source : fiches techniques AUX), avec stock France et SAV en France. Sélection selon la contrainte du logement : radiateurs haute température, plancher chauffant, copropriété ou substitution de chaudière collective.

TITAN R290 — pompe à chaleur air/eau AUX (photo 1/8)
AUX — R290 (propane, GWP = 3)

TITAN R290

PAC air/eau monobloc au propane — rénovation exigeante, radiateurs haute température et remplacement fioul ou gaz obsolète

  • A+++ aux deux températures (LWT 35 °C et 55 °C)
  • Eau à 80 °C sans rénovation d'émetteurs : radiateurs fonte conservables
  • Plage −25 °C : marge grand froid pour les zones H1
  • Fluide naturel R290 (GWP 3)
  • Cascade jusqu'à 8 unités (128 kW max)
  • Garantie 10 ans machine & pièces (source : fiche technique AUX)
Fiche technique AUX Obtenir un devis
LUCCIA R32 — pompe à chaleur air/eau AUX (photo 1/11)
AUX — R32 (GWP = 675)

LUCCIA R32

PAC air/eau split A+++ réversible — pavillon récent, plancher chauffant basse température et copropriété hors réseau de chaleur

  • A+++ à 35 °C et SCOP jusqu'à 5,22 sur plancher chauffant basse température
  • Gestion indépendante de 2 zones (radiateurs + plancher chauffant)
  • Chauffage · refroidissement · ECS dans une seule unité
  • WiFi + MODBUS + compatibilité BMS intégrés
  • Split hydraulique — 30 dB(A) unité intérieure
  • Garantie 10 ans machine & pièces (source : fiche technique AUX)
Fiche technique AUX Obtenir un devis

Données issues du laboratoire AUX (fiches techniques officielles TITAN R290 et LUCCIA R32). COP, SCOP, dimensions et niveaux sonores varient selon la puissance du modèle — les fourchettes couvrent toute la gamme. Spécifications susceptibles d'évolution sans préavis par le fabricant.

Synthèse

L'essentiel en huit points

Un générateur, pas un accessoire

La PAC air/eau remplace intégralement la chaudière. Elle produit l'eau chaude du circuit de chauffage, et le plus souvent l'eau chaude sanitaire, à partir de l'énergie gratuite de l'air extérieur.

Le rendement dépend de vous

Un même modèle peut afficher un rendement saisonnier excellent ou médiocre selon la température de départ d'eau, la qualité de l'équilibrage hydraulique et la loi d'eau paramétrée à la mise en service.

Les émetteurs commandent le choix

Plancher chauffant ou radiateurs basse température orientent vers une machine basse température ; radiateurs fonte conservés imposent une machine haute température tenant 55 à 65 °C.

Les aides sont cumulables

MaPrimeRénov', prime CEE, Éco-PTZ et TVA à 5,5 % se cumulent sous conditions. Le détail de chaque dispositif figure plus bas, avec sa source officielle et sa date de vérification.

La géographie change le montant

Le facteur de zone climatique module la prime CEE : ×1,2 en H1, ×1,0 en H2 et ×0,7 en H3.

Le reste à charge n'est jamais nul

Un plancher de reste à charge, calculé sur la dépense TTC réelle, s'applique par profil de revenus. Aucune aide ne finance 100 % d'un chantier.

La qualification RGE est obligatoire

Sans installateur RGE QualiPAC, aucune aide nationale n'est mobilisable, quel que soit le matériel choisi.

L'entretien conditionne la durée de vie

Une visite périodique par un professionnel est obligatoire de 4 à 70 kW. Elle préserve le rendement et la garantie constructeur.
Principe

Comment fonctionne une pompe à chaleur air/eau

Une pompe à chaleur air/eau exploite un cycle thermodynamique fermé. Un fluide frigorigène circule successivement dans quatre organes : l'évaporateur, placé dans l'unité extérieure, où le fluide capte les calories de l'air ambiant et se vaporise ; le compresseur, qui élève la pression et donc la température de la vapeur ; le condenseur, où cette vapeur cède sa chaleur à l'eau du circuit de chauffage et redevient liquide ; enfin le détendeur, qui ramène le fluide à sa pression initiale avant un nouveau cycle.

L'intérêt énergétique tient à un point simple : l'électricité consommée sert uniquement à déplacer de la chaleur, pas à la créer. Là où une résistance électrique restitue au mieux l'équivalent de ce qu'elle consomme, une PAC air/eau restitue plusieurs fois cette quantité, parce que l'essentiel de l'énergie livrée au logement a été prélevée gratuitement dans l'air extérieur. Ce rapport entre énergie restituée et énergie consommée est le coefficient de performance.

COP, SCOP, ETAS : trois indicateurs à ne pas confondre

Le COP est un rendement instantané, mesuré dans des conditions normalisées. Il se note sous la forme A7/W35, ce qui signifie air extérieur à 7 °C et eau de départ à 35 °C. Le même appareil testé en A7/W55 affichera un COP nettement inférieur : plus l'écart entre la source froide et la température d'eau demandée est grand, plus le compresseur travaille. C'est la raison pour laquelle la température de départ d'eau est le principal levier d'économie sur la durée de vie de l'installation.

Le SCOP est la moyenne saisonnière de ces performances, pondérée par une distribution de températures extérieures représentative d'un climat de référence. Il reflète mieux le comportement annuel réel. L'ETAS, exprimé en pourcentage, est la traduction réglementaire du SCOP : c'est cette valeur qui sert de seuil d'éligibilité dans les fiches d'opération standardisées des certificats d'économies d'énergie. Un devis sérieux mentionne les trois valeurs, en précisant le régime de température auquel elles ont été mesurées.

Le dégivrage, phénomène normal et souvent mal compris

Lorsque l'air extérieur est froid et humide, l'humidité contenue dans l'air se condense puis gèle sur l'échangeur de l'unité extérieure. La machine inverse alors brièvement son cycle pour faire fondre ce givre. Ces séquences, de quelques minutes, consomment de l'énergie et expliquent une part de l'écart entre COP catalogue et consommation réelle. Elles ne traduisent pas un défaut : une installation qui ne dégivrerait jamais dans un climat humide serait plus suspecte qu'une installation qui dégivre régulièrement en janvier.

Familles d'équipement

Monobloc, bi-bloc, haute température, hybride : que choisir

Monobloc

Tout le circuit frigorifique est confiné dans l'unité extérieure ; seule de l'eau circule vers la maison. Installation plus simple, pas de manipulation de fluide sur site, compatible avec les fluides naturels comme le propane. Point de vigilance : la protection hors-gel du circuit hydraulique extérieur.

Bi-bloc (split)

Le circuit frigorifique relie une unité extérieure et un module hydraulique intérieur. Souplesse d'implantation et températures d'eau élevées plus faciles à obtenir, mais liaisons frigorifiques à réaliser et à contrôler par un frigoriste qualifié.

Basse température

Optimisée pour un départ d'eau de 30 à 40 °C. C'est le meilleur rendement possible, réservé aux planchers chauffants et aux radiateurs largement dimensionnés dans un bâti correctement isolé.

Haute température

Capable de produire de l'eau à 55, 65 voire 80 °C selon les modèles. Elle permet de conserver des radiateurs anciens sans les remplacer, au prix d'un rendement saisonnier plus faible. C'est la solution de référence en rénovation de parc ancien.

Hybride (PAC + chaudière)

La PAC assure la base de la saison de chauffe et la chaudière prend le relais lors des pointes de froid. Solution de transition intéressante quand la puissance nécessaire par grand froid est très supérieure au besoin moyen, mais elle conserve une dépendance à une énergie fossile.

Avec ou sans production d'eau chaude

Une PAC air/eau peut intégrer un ballon d'eau chaude sanitaire, piloter un ballon séparé, ou être couplée à un chauffe-eau thermodynamique indépendant. Le choix dépend de la place disponible, du nombre d'occupants et de la simultanéité des besoins.

Comparatif détaillé des familles voisines : différences entre pompe à chaleur air/air et air/eau et comparatif pompe à chaleur contre chaudière.

Diagnostic préalable

Mon logement est-il adapté à une PAC air/eau ?

La question n'est presque jamais « la pompe à chaleur fonctionne-t-elle », mais « à quelle température d'eau devra-t-elle fonctionner pour couvrir la déperdition du logement le jour le plus froid ». Cette température est la conséquence directe de trois paramètres : le niveau d'isolation de l'enveloppe, la surface d'échange des émetteurs et la température extérieure de base retenue pour la commune.

Étape 1 — calculer la déperdition, pas la surface

Dimensionner une PAC « au ratio » à partir des mètres carrés est la principale source de contre-performance. Deux maisons de 110 m² peuvent présenter un écart de puissance nécessaire du simple au double selon l'année de construction, l'état des combles, la nature des murs et la surface vitrée. Le calcul de déperdition, pièce par pièce, est la seule base recevable.

Étape 2 — relever les émetteurs existants

Chaque radiateur possède une puissance donnée pour un régime de température. En abaissant le départ d'eau de 70 à 50 °C, un radiateur perd une part importante de sa puissance. Le relevé consiste donc à vérifier, pièce par pièce, si l'émetteur installé reste capable de couvrir la déperdition de la pièce au régime visé. Là où ce n'est pas le cas, deux options : remplacer l'émetteur par un modèle à plus grande surface d'échange, ou retenir une machine haute température.

Étape 3 — vérifier l'hydraulique et l'électrique

Le volume d'eau du circuit, la présence d'une bouteille de découplage ou d'un ballon tampon, le débit disponible et l'équilibrage des boucles conditionnent la stabilité de fonctionnement. Côté électrique, il faut valider la puissance souscrite, la nature du raccordement en monophasé ou triphasé, et le calibre de protection dédié. Ces points, invisibles sur une brochure, sont ceux qui font ou défont la performance.

Étape 4 — choisir l'emplacement de l'unité extérieure

L'unité extérieure demande un dégagement d'air libre, une évacuation des condensats hors zone de circulation, et un recul suffisant vis-à-vis des limites de propriété et des ouvertures voisines. En copropriété, l'implantation en façade, en balcon ou en toiture relève d'une autorisation de l'assemblée générale. En secteur protégé, une déclaration préalable de travaux peut être exigée par la commune.

À l'issue de ces quatre étapes, le choix entre un geste seul et une rénovation d'ampleur avec parcours accompagné MaPrimeRénov' devient documenté plutôt qu'intuitif.

Budget

Ce qui compose le prix d'une PAC air/eau

Un devis de pompe à chaleur air/eau n'est pas un prix de matériel. Il agrège au minimum sept postes, et c'est la comparaison poste à poste, non le total, qui permet de juger deux offres.

  • L'étude et le dimensionnement : calcul de déperdition, relevé des émetteurs, choix du régime de température et de la puissance.
  • Le générateur : unité extérieure et, en bi-bloc, module hydraulique intérieur. Le prix varie avec la puissance, le fluide et la capacité à monter en température.
  • La production d'eau chaude : ballon intégré, ballon séparé ou chauffe-eau thermodynamique indépendant.
  • La dépose et le traitement de l'existant : enlèvement de la chaudière, neutralisation et dégazage d'une cuve à fioul le cas échéant.
  • L'hydraulique : ballon tampon ou bouteille de découplage, circulateur, vase d'expansion, désembouage du réseau, vannes d'équilibrage.
  • Le génie civil et l'électricité : socle ou supports antivibratiles, percements, ligne dédiée et protections.
  • La mise en service et le réglage : paramétrage de la loi d'eau, équilibrage, mise au point de la production d'eau chaude et remise des documents.

Deux devis peuvent afficher le même montant final tout en recouvrant des prestations radicalement différentes : l'un intègre le désembouage, le ballon tampon et le remplacement de trois radiateurs, l'autre non. Un chiffrage personnalisé, tenant compte de la configuration réelle et des aides applicables, s'obtient via le simulateur KWANTHIC de pompe à chaleur air/eau.

Ordres de grandeur

Budget indicatif selon la surface et le type de logement

Les fourchettes ci-dessous sont des ordres de grandeur marché constatés en rénovation, matériel et pose compris, hors aides et hors travaux annexes (désembouage, remplacement d'émetteurs, reprise électrique). Seule une étude de déperdition sur site fait foi : à surface égale, un pavillon de 1975 non isolé et une maison isolée après 2012 n'appellent ni la même puissance ni le même régime de température.

LogementPuissance usuelleBudget indicatif TTC
Appartement / maison ≤ 80 m², bien isolée5 à 8 kW11 000 – 15 000 €
Maison 80 à 120 m²8 à 11 kW13 000 – 18 000 €
Maison 120 à 160 m²11 à 14 kW16 000 – 22 000 €
Maison > 160 m² ou faiblement isolée14 à 20 kW20 000 – 28 000 €
Ajout d'un ballon ECS ou d'un CET+ 2 000 – 4 000 €

Ces montants s'entendent avant déduction de MaPrimeRénov' et de la prime CEE : selon le revenu fiscal de référence et la zone climatique, le reste à charge réel se situe très en dessous de ces valeurs (voir les deux sections suivantes).

Exploitation

Consommation réelle, économies attendues et effet sur le DPE

Une PAC air/eau ne « produit » pas de chaleur : elle en déplace. Pour 1 kWh d'électricité consommé, une machine correctement dimensionnée restitue en moyenne annuelle 3 à 4 kWh de chaleur — c'est le SCOP. La consommation annuelle se déduit donc du besoin de chauffage divisé par le SCOP réel du système, lui-même dégradé par un régime de température trop élevé, un réseau embourbé ou un surdimensionnement générant des cycles courts.

  • Maison 100 m² chauffée au fioul : le remplacement par une PAC air/eau divise généralement la facture de chauffage par deux à trois, l'écart exact dépendant du prix du kWh et de l'isolation.
  • Radiateurs basse température ou plancher chauffant : régime 35 à 45 °C, SCOP le plus élevé, économies maximales.
  • Radiateurs fonte haute température : régime 55 à 65 °C, SCOP dégradé ; l'agrandissement de quelques émetteurs restaure le rendement.

Effet sur le DPE. Le diagnostic pondère l'électricité par un coefficient d'énergie primaire de 2,3, mais l'efficacité de la PAC compense largement ce facteur face au fioul, au gaz ou aux convecteurs électriques. Le remplacement d'une chaudière fioul par une PAC air/eau fait couramment gagner une à deux classes DPE, un levier direct contre l'interdiction progressive de location des passoires énergétiques. Le gain réel dépend aussi de l'enveloppe : sortir durablement des classes F et G suppose presque toujours d'associer chauffage et isolation, ce que traite le parcours rénovation d'ampleur.

Méthode

Délais réalistes et signaux d'alerte sur un devis

Délais à prévoir

  • Visite technique et devis détaillé : 3 à 10 jours.
  • Instruction MaPrimeRénov' : plusieurs semaines. L'accord doit être obtenu avant tout démarrage des travaux, sous peine de perdre l'aide.
  • Déclaration préalable en mairie si l'unité extérieure est visible depuis la voie publique : 1 mois d'instruction.
  • Approvisionnement du matériel : 1 à 4 semaines selon puissance et modèle.
  • Pose : 1 à 3 jours pour un remplacement simple, davantage avec reprise d'émetteurs.

Sept signaux d'alerte

  • Promesse d'une installation « à 1 € » ou « intégralement financée par l'État » : aucun dispositif 2026 ne finance 100 % d'une PAC air/eau seule.
  • Devis signé le jour même, sans visite technique ni calcul de déperdition.
  • Absence de puissance, de SCOP, de marque et de référence du matériel sur le devis.
  • Aucune mention du numéro RGE QualiPAC ni de l'assurance décennale de l'installateur.
  • Démarchage téléphonique insistant — interdit depuis 2023 pour la rénovation énergétique.
  • Acompte supérieur à 30 % réclamé avant tout début de travaux.
  • Montant d'aide « garanti » sans que le revenu fiscal de référence ni la composition du foyer n'aient été demandés.
Financement 2026

Aides 2026 : les dispositifs mobilisables en France

MaPrimeRénov' — PAC air/eau (par geste, en appartement)

Jusqu'à 5 000 € (ménages très modestes)

Aide individuelle versée à un copropriétaire occupant qui remplace son mode de chauffage par une pompe à chaleur air/eau. Montants forfaitaires selon la couleur de revenus ANAH : 5 000 € (Bleu), 4 000 € (Jaune), 3 000 € (Violet), 0 € (Rose). Uniquement en résidence principale, logement > 15 ans.

  • Logement > 15 ans, résidence principale > 8 mois/an
  • Ménages Bleu / Jaune / Violet éligibles (voir barème ANAH)
  • Ménages Rose : non éligibles à ce forfait PAC en 2026
  • Installation par un professionnel RGE QualiPAC

Source : france-renov.gouv.fr — MaPrimeRénov' par geste — vérifiée le 2026-07-19

Coup de pouce Chauffage (remplacement fioul/gaz)

Maison ≥90 m² : 8 518 € en H1, 7 098 € en H2, 4 969 € en H3 (Bleu)

Prime CEE bonifiée pour le remplacement d'une chaudière au fioul, au charbon ou au gaz hors condensation par une PAC air/eau. Grille unique retenue : Barème CEE AUX — grille ETAS ≥ 140 %, maison individuelle, ETAS ≥ 140 %, surface et zone climatique réelles. Exemple publié Bleu ≥90 m² : H1 8 518 €, H2 7 098 €, H3 4 969 €.

  • Dépose d'une chaudière fioul, charbon ou gaz non condensation
  • Installation d'une PAC air/eau KWANTHIC ETAS ≥ 140 %
  • Maison individuelle : barème selon zone H1/H2/H3, surface <70 / 70–90 / ≥90 m² et profil de revenus
  • Grille source BAR-TH-171 : 9 lignes, vérifiée le 2026-07-22

Source : Barème CEE AUX — grille ETAS ≥ 140 % — vérifiée le 2026-07-22

CEE — PAC air/eau (BAR-TH-171)

Prime cumulable avec MaPrimeRénov'

Certificats d'Économies d'Énergie versés pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau en résidentiel (individuel ou collectif). Fiche d'opération standardisée BAR-TH-171 : montant calculé selon la zone climatique, la surface chauffée et le mode de chauffage remplacé.

  • Remplacement d'un chauffage existant par une PAC air/eau
  • ETAS ≥ seuil réglementaire en vigueur
  • Installation par une entreprise RGE
  • Signature de l'offre CEE avant devis

Source : ecologie.gouv.fr — CEE (fiches BAR-TH) — vérifiée le 2026-07-19

Éco-PTZ Copropriété

Jusqu'à 50 000 € par logement

Prêt collectif à taux zéro souscrit par le syndicat pour financer le reste à charge des travaux de rénovation énergétique. Remboursable sur 20 ans maximum, sans intérêts, sans conditions de ressources.

  • Copropriété immatriculée
  • Bouquet de travaux ou action performante ou rénovation globale
  • Vote en assemblée générale

Source : service-public.fr — Éco-PTZ Copropriété — vérifiée le 2026-07-19

TVA réduite à 5,5 %

TVA 5,5 % (au lieu de 20 %)

Taux réduit de TVA applicable aux travaux d'amélioration de la performance énergétique des logements achevés depuis plus de 2 ans (isolation, chauffage performant, ventilation, énergies renouvelables).

  • Logement (résidence principale ou secondaire) achevé depuis > 2 ans
  • Travaux éligibles listés à l'article 278-0 bis A du CGI
  • Facturation par une entreprise (fourniture + pose)

Source : economie.gouv.fr — TVA travaux — vérifiée le 2026-07-19

MaPrimeRénov' Copropriété

Jusqu'à 45 % du montant HT des travaux

Aide versée au syndicat de copropriétaires pour la rénovation énergétique des parties communes. Deux niveaux de subvention selon la performance : 30 % du montant HT des travaux pour un gain énergétique ≥ 35 %, et 45 % pour un gain ≥ 50 %. Bonus « sortie de passoire » (F ou G) de 10 % supplémentaires (cumulables). Plafond de travaux : 25 000 € HT par logement.

  • Copropriété immatriculée au registre national
  • Gain énergétique ≥ 35 % après travaux (taux 30 %)
  • Gain énergétique ≥ 50 % après travaux (taux majoré 45 %)
  • Bonus « sortie de passoire » : +10 % si la copropriété quitte l'étiquette F ou G

Source : anah.gouv.fr — MaPrimeRénov' Copropriété — vérifiée le 2026-08-02

Panorama complet des dispositifs : aides à la rénovation énergétique 2026. Les montants affichés sont ceux du référentiel central du site, mis à jour manuellement après vérification des sources officielles ; ils ne constituent pas un engagement de versement et ne remplacent pas l'instruction de votre dossier.

Prime CEE

Le barème Coup de pouce selon la zone climatique et la surface

Prime Coup de pouce Chauffage pour une PAC air/eau en maison individuelle, selon la zone climatique, la surface chauffée et le profil de revenus
ZoneSurface chaufféeMénages BleuJaune / Violet / Rose
H1 (×1,2)moins de 70 m²4 259 €2 359 €
H1 (×1,2)70 à 90 m²5 962 €3 302 €
H1 (×1,2)90 m² et plus8 518 €4 717 €
H2 (×1,0)moins de 70 m²3 549 €1 966 €
H2 (×1,0)70 à 90 m²4 969 €2 752 €
H2 (×1,0)90 m² et plus7 098 €3 931 €
H3 (×0,7)moins de 70 m²2 484 €1 376 €
H3 (×0,7)70 à 90 m²3 478 €1 926 €
H3 (×0,7)90 m² et plus4 969 €2 752 €

Grille BAR-TH-171 — Coup de pouce CEE — PAC air/eau maison individuelle, ETAS ≥ 140 %. Bonification Coup de pouce Chauffage ×5. Source : Barème CEE AUX — grille ETAS ≥ 140 %, vérifiée le 2026-07-22. Ce barème vise la maison individuelle avec dépose d'une chaudière fioul, charbon ou gaz hors condensation.

Géographie

Pourquoi le montant des aides dépend de votre département

Le découpage du territoire métropolitain en trois zones climatiques, issu de l'arrêté du 26 octobre 2010, sert de base au calcul du volume d'énergie économisée par une opération de rénovation. Plus le climat est rigoureux, plus le remplacement d'un chauffage vétuste économise d'énergie sur une année, et plus le volume de certificats généré est important.

H1
facteur ×1,2

Nord, Est, Île-de-France, massifs : hivers longs et froids, volume CEE maximal.

H2
facteur ×1,0

Façade atlantique, Centre, Sud-Ouest tempéré : régime de référence.

H3
facteur ×0,7

Pourtour méditerranéen, Corse, littoral languedocien : besoin de chauffage réduit.

Une même pompe à chaleur, posée dans une maison identique, ne donne donc pas la même prime à Strasbourg et à Perpignan. C'est aussi pourquoi le dimensionnement diffère : la température extérieure de base, qui détermine la puissance à installer, varie de plusieurs degrés d'un département à l'autre, et davantage encore avec l'altitude. Les pages régionales listées plus bas détaillent, pour chaque territoire, la zone applicable et les contraintes de bâti dominantes.

Référence réglementaire : arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques (Légifrance).

Barème ANAH

Identifier sa couleur de revenus avant de simuler

Le revenu fiscal de référence retenu est celui du foyer, apprécié sur l'avis d'imposition de l'année N-1 ou N-2 selon la date de dépôt du dossier. La colonne Île-de-France s'applique aux huit départements franciliens, l'autre au reste du territoire métropolitain.

Plafonds de revenus (RFR)

Barème en vigueur — Source : ANAH / France Rénov'. Le Revenu Fiscal de Référence figure sur votre avis d'imposition.

Île-de-France

1 personne

Très modestes24 031 €
Modestes29 253 €
Intermédiaires40 851 €
Supérieurs> 40 851 €

2 personnes

Très modestes35 270 €
Modestes42 933 €
Intermédiaires60 051 €
Supérieurs> 60 051 €

3 personnes

Très modestes42 357 €
Modestes51 564 €
Intermédiaires71 846 €
Supérieurs> 71 846 €

4 personnes

Très modestes49 455 €
Modestes60 208 €
Intermédiaires84 562 €
Supérieurs> 84 562 €

5 personnes

Très modestes56 580 €
Modestes68 877 €
Intermédiaires96 817 €
Supérieurs> 96 817 €
Nb personnesTrès modestesModestesIntermédiairesSupérieurs
124 031 €29 253 €40 851 €> 40 851 €
235 270 €42 933 €60 051 €> 60 051 €
342 357 €51 564 €71 846 €> 71 846 €
449 455 €60 208 €84 562 €> 84 562 €
556 580 €68 877 €96 817 €> 96 817 €

+7 116 € / +8 663 € / +12 257 € par personne supplémentaire

Hors Île-de-France

1 personne

Très modestes17 363 €
Modestes22 259 €
Intermédiaires31 185 €
Supérieurs> 31 185 €

2 personnes

Très modestes25 393 €
Modestes32 553 €
Intermédiaires45 842 €
Supérieurs> 45 842 €

3 personnes

Très modestes30 540 €
Modestes39 148 €
Intermédiaires55 196 €
Supérieurs> 55 196 €

4 personnes

Très modestes35 676 €
Modestes45 735 €
Intermédiaires64 550 €
Supérieurs> 64 550 €

5 personnes

Très modestes40 835 €
Modestes52 348 €
Intermédiaires73 907 €
Supérieurs> 73 907 €
Nb personnesTrès modestesModestesIntermédiairesSupérieurs
117 363 €22 259 €31 185 €> 31 185 €
225 393 €32 553 €45 842 €> 45 842 €
330 540 €39 148 €55 196 €> 55 196 €
435 676 €45 735 €64 550 €> 64 550 €
540 835 €52 348 €73 907 €> 73 907 €

+5 151 € / +6 598 € / +9 357 € par personne supplémentaire

Plancher réglementaire

Pourquoi le cumul des aides ne descend jamais à zéro

L'Anah applique un taux maximal de prise en charge des travaux, calculé sur la dépense TTC réellement engagée. Lorsque le cumul MaPrimeRénov' + CEE dépasse ce taux, c'est la part MaPrimeRénov' qui est réduite : on parle d'écrêtement. Les planchers de reste à charge en vigueur sont les suivants.

  • Très modestes (Bleu) : prise en charge plafonnée à 90 % du coût TTC, soit un reste à charge minimal de 10 %.
  • Modestes (Jaune) : prise en charge plafonnée à 75 % du coût TTC, soit un reste à charge minimal de 25 %.
  • Intermédiaires (Violet) : prise en charge plafonnée à 60 % du coût TTC, soit un reste à charge minimal de 40 %.
  • Supérieurs (Rose) : non éligible au forfait PAC par geste en 2026 — pas de plancher applicable.

Source : Anah, Guide des aides de février 2026. Toute offre présentant un reste à charge nul systématique doit être examinée avec attention : elle suppose soit une contrepartie hors aides publiques, soit une majoration du prix des travaux.

Déroulé

Le parcours d'installation en six étapes

étape 1/6 — Visite technique

Relevé du bâti, des émetteurs, du tableau électrique et des accès. Photos, mesures et repérage de l'emplacement de l'unité extérieure.

étape 2/6 — Étude thermique

Calcul de déperdition pièce par pièce, choix du régime de température, dimensionnement de la puissance et de la production d'eau chaude.

étape 3/6 — Montage des aides

Vérification de l'éligibilité, constitution des dossiers MaPrimeRénov' et CEE, signature de l'offre CEE avant tout devis.

étape 4/6 — Devis détaillé

Chiffrage poste par poste, matériel identifié par référence, mention du reste à charge après aides et des délais d'intervention.

étape 5/6 — Chantier

Dépose de l'ancien générateur, pose, raccordements hydraulique, frigorifique et électrique, désembouage et essais d'étanchéité.

étape 6/6 — Mise en service et suivi

Paramétrage de la loi d'eau, équilibrage, formation de l'usager, remise du dossier technique et déclenchement des garanties.
Couverture nationale

La pompe à chaleur air/eau région par région

Chaque page régionale renvoie vers ses départements, ses villes et ses communes. Vue d'ensemble : toutes les zones d'intervention KWANTHIC en France.

Qui réalise les travaux

Qualifications, garanties et engagements

RGE QualiPAC

Les chantiers sont réalisés par des partenaires titulaires de la qualification RGE QualiPAC, condition d'accès à MaPrimeRénov', aux CEE, à l'Éco-PTZ et à la TVA réduite.

Assurance décennale

Chaque entreprise partenaire justifie d'une attestation d'assurance de responsabilité civile décennale en cours de validité, remise avec le devis.

Garantie constructeur 10 ans

Les pompes à chaleur AUX installées par KWANTHIC sont couvertes 10 ans machine et pièces, selon les fiches techniques du constructeur.

En savoir plus sur l'expertise et la méthode KWANTHIC. Sujets connexes : chauffe-eau thermodynamique et dépannage et entretien de PAC et climatisation.

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Questions fréquentes

Tout ce qu'on nous demande sur la PAC air/eau

C'est un générateur de chaleur qui prélève l'énergie contenue dans l'air extérieur, la concentre grâce à un cycle thermodynamique (compression / détente d'un fluide frigorigène) et la transfère à l'eau du circuit de chauffage central. Elle alimente donc les radiateurs ou le plancher chauffant existants, et peut produire l'eau chaude sanitaire. Contrairement à une PAC air/air, elle chauffe de l'eau et non de l'air, ce qui la rend éligible à MaPrimeRénov'.

Elle reste techniquement possible, mais le dimensionnement change tout. Une maison peu isolée demande une température de départ d'eau élevée, ce qui abaisse le rendement saisonnier et augmente la facture d'électricité. La bonne démarche est de calculer la déperdition réelle du logement, d'évaluer le gain d'un traitement des combles et des menuiseries, puis de décider entre un geste seul et une rénovation d'ampleur. Poser une PAC surdimensionnée sur une passoire thermique est la première cause de déception.

Oui pour être aidé. La qualification RGE, en pratique RGE QualiPAC pour cette famille de travaux, conditionne l'accès à MaPrimeRénov', aux primes CEE, à l'Éco-PTZ et à la TVA à 5,5 %. Au-delà de l'accès aux aides, elle encadre la compétence sur le dimensionnement, la manipulation des fluides frigorigènes et l'équilibrage hydraulique — trois postes qui déterminent le rendement réellement obtenu.

Non. L'Anah applique un plancher de reste à charge calculé sur la dépense TTC réelle : le cumul des aides publiques ne peut dépasser un pourcentage du coût des travaux, variable selon le profil de revenus. Un ménage aux revenus très modestes conserve donc toujours une part à financer, et un ménage aux revenus supérieurs n'est plus éligible au forfait PAC par geste en 2026. Toute promesse de « reste à charge zéro » systématique doit être considérée comme un signal d'alerte.

Un entretien périodique par un professionnel est obligatoire pour les équipements de chauffage dont la puissance est comprise entre 4 et 70 kW. Il couvre le contrôle d'étanchéité du circuit frigorifique, la vérification des pressions et des sécurités, le nettoyage de l'échangeur extérieur et le contrôle du vase d'expansion et du circulateur. Entre deux visites, l'usager veille surtout à dégager l'unité extérieure (feuilles, neige, végétation) et à surveiller la pression du circuit.

Le COP est le rendement instantané mesuré dans des conditions normalisées (par exemple A7/W35 : air extérieur 7 °C, eau de départ 35 °C). Le SCOP est le rendement saisonnier, moyenné sur toute une saison de chauffe : c'est l'indicateur le plus proche du réel. L'ETAS (efficacité énergétique saisonnière) est la grandeur réglementaire dérivée du SCOP, exprimée en pourcentage, utilisée pour l'éligibilité aux aides. Les fiches CEE exigent un ETAS minimal, et les barèmes bonifiés visent les machines à ETAS élevé.

Oui dans de nombreux cas. Les radiateurs en fonte ont une forte inertie et une surface d'échange importante : ils fonctionnent souvent correctement autour de 50-55 °C de départ. Cela impose de choisir une PAC dite haute température, capable de tenir ce régime avec un rendement acceptable. Un relevé pièce par pièce des émetteurs existants est indispensable avant de trancher entre conservation, remplacement partiel et passage en basse température.

Parce que le volume d'énergie économisée dépend de la rigueur climatique. Le dispositif applique un facteur de zone : ×1,2 en zone H1, ×1,0 en zone H2 et ×0,7 en zone H3. Le découpage vient de l'arrêté du 26 octobre 2010. Une même machine posée dans une maison identique donne donc une prime sensiblement plus élevée dans le nord-est que sur le pourtour méditerranéen.

Oui, les machines récentes chauffent bien en dessous de zéro, certaines conservant leur puissance nominale jusqu'à −7 °C et fonctionnant jusqu'à −25 °C. Deux points à surveiller : la puissance disponible à la température de base de la commune, qui est la vraie donnée de dimensionnement, et les cycles de dégivrage, normaux, qui consomment un peu d'énergie lorsque l'air est froid et humide.

La chaudière gaz reste installable mais n'ouvre plus droit aux aides nationales à la rénovation énergétique, alors que la PAC air/eau les cumule. Sur un coût complet de possession à quinze ans, l'écart de coût d'usage compense généralement l'écart d'investissement initial, d'autant que le contenu carbone du chauffage baisse fortement. Le choix se joue donc surtout sur l'état des émetteurs, la place disponible et le budget de trésorerie immédiat.

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